Nous avons gagné une bataille ... nous n'avons sans doute pas gagné la guerre.
Mais faisons trêve aujourd'hui ... Prenons le temps d'écouter le vent, l'eau, et notre persona ... cette petite voix en nous qui nous raconte la Terre depuis si longtemps.
Le film le plus poétique qu'il m'ait été donné de voir ces
dernières années, eau, vent, feu, pierre et bois en dialogue intérieur, est "Le Nouveau Monde", de Terrence Malick.
La bande-son y est fabuleuse : les mouches, le vent dans la plaine, les oiseaux, les
rivières et l'océan ... y sont un personnage à part entière qui nous invite presqu'immédiatement à nous abandonner dans cette Amérique du XVIIè siècle, vierge d'Européens ... à mieux (res)sentir
l'atmosphère d'une terre nouvelle, l'osmose des Indiens y vivant depuis 10 000 ans au moins.
L'histoire est bien celle de
John Smith et Pocahontas, en un peu plus proche de la réalité historique que le désastreux "Pocahontas" de Disney ... (quoique, malgré tout, peu de documents prouvent que ces deux-là se soient
rencontrés, encore moins se soient aimés - énorme différence d'âge, notamment).
Elle est surtout l'histoire des premiers colons anglais en Virginie, mais sans le filtre léché lénifiant du cinéma d'Hollywood.
Terrence Malick tourne très peu. Très très peu. D'aucuns diront "trop peu", et j'aurais
tendance à le dire moi-même ; mais si cet homme a besoin de temps pour faire de tels bijoux, alors je me tais et goûte la poésie sauvage de ses images.
Ras la tête de ces rédactions passées à la moulinette d'un mirifique et illusoire "traducteur" en ligne!! Marre de ces jeunes déjà fatigués de la vie au point de s'en
remettre à un anonyme qu'ils imaginent quelque part en chair et en os, assis tranquillement à un bureau derrière l'écran, attendant sagement qu'on vienne leur soumettre une phrase à traduire ...
Suffoquée de lire leur recopiage idiot ...
Comme je dis parfois pour exprimer que j'ai les boules : ça m'est "monté à la gueule", grave. Ouais, chuis prof, chuis cultivée, chuis même pas mal linguiste
sur les bords, ce qui me permet des libertés extraordinaires et un réel plaisir à causer "mal", des fois ... Et à dire que "ça me prend la gueule".
En sourdine, bien sûr. Pas devant la classe.
Donc :
Nous travaillons le prétérit, temps du passé qui peut se traduire en français par du passé composé, de l'imparfait ou du passé simple. On l'a manipulé dans tous les sens, souvent de manière
ludique, et je leur ai donné des astuces pour traduire du français à l'anglais. Par exemple :
Je suis allée au cinéma la semaine dernière.
Je leur fais entourer ce que j'appelle des "unités d'information". Je / suis allée (action) /
au cinéma (où?) / la semaine dernière (quand?)
Ensuite, nous analysons chaque "unité" Je = OK, pas de problème Suis allée = rappel, le prétérit, est un temps simple, les Anglais ne se cassent pas la nénette, ils prennent
le verbe de l'action, et le mettent au passé, point barre. Donc, on raye l'auxiliaire "être", comme si c'était un
parasite. ! C'est le verbe GO, qui est toujours suivi de TO pour exprimer une direction
→. (Hop, au crayon, dans la bulle, on griffonne "to" pour ne pas l'oublier). Au cinéma = c'est un lieu précis, je n'oublie pas l'article THE. La semaine dernière = "dernière" est un adjectif qui décrit la "semaine", hop!! Les adjectifs se mettent devant
le nom, et ici, il sert d'article, puisqu'il précise la semaine, donc ... on vire l'article "LA".
Une fois qu'ils ont défriché, au boulot.
I / went / to the cinema / last week.
On en a fait une bonne vingtaine comme ça, et pour chaque phrase, l'élève qui venait au tableau devait expliquer ce qu'il faisait.
D'accord, on cause pas beaucoup English pendant ce temps, mais on les amène (et ils comprennent vite) à remarquer que le plus souvent, l'anglais va à l'essentiel. Certains commencent alors à capter
le système linguistique dans lequel ils entrent, et beaucoup remarquent combien les phrases anglaises sont souvent plus courtes que les françaises.
Suite à cela, je leur ai demandé de me raconter leurs dernières vacances ... sur Mars. Bé oui, j'aime la fantaisie, et je me dis que c'est plus rigolo pour eux d'imaginer des vacances sur Mars,
plutôt que de me raconter leur dernier été, ou les vacances de Noël. Je donne quelques contraintes, et c'est parti mon kiki.
Bé ça loupe pas. J'ai toujours des trucs affreux qui sont passés par Reverso, Google, Systran, Voila etc ...
Voici un exemple :
I have price(prize,prices,prizes) the shuttle.
(traducteur : Reverso, le + populaire)
(J'ai pris la navette ............ parce que le gamin avait écrit : "J'ai prix la navette")
Le gamin ne réalise même pas qu'il y a trois mots entre parenthèses qui n'étaient pas dans SON texte "original".
Grrgrggrg
Alors je les ai envoyés par groupes en salle informatique pour tester six traducteurs en ligne gratuits (je m'interroge sur les payants, cela dit ...) avec 5 phrases. Pendant ce temps, on refaisait
les traductions en classe avec mes astuces, le classeur et un dico ...
Bilan :
- z'ont compris que le traducteur est une intelligence artificielle
- z'ont compris que Voila est le pire - il ne reconnaît aucun mot français avec un mot élidé, comme "L'avocat", "n'est
pas", "d'accord" ... et les laisse tels quels (!!!)
- z'ont compris que le/la prof repère tout ça ... et que pour effacer les traces dutraducteur automatique, ils sont obligés de faire des choix, de chercher, de
comprendre ... de réfléchir!
- z'ont compris que cet outil est sympa si on a appris ses leçons, si on a une idée de ce qu'on fait ... mais parfaitement inutile si on a des difficultés, ou qu'on n'a jamais cherché à
comprendre.
- certains z'ont aussi compris qu'ils ont intérêt à refaire le devoir sinon c'est la bulle (zéro ... je déteste mettre des "zéro"!) + une ou deux heures de retenue ...
J'ai pas l'air comme ça, mais je me suis bien amusée, si,
si!!
Prochaine étape : apprendre à utiliser un dictionnaire bilingue. On fera ça à partir du texte d'une chanson.
Trois chansons de l'album (..), du groupe islandais Sigur Ros, que j'ai découvert grâce à l'excellente Bande Son Originale de la série Queer as Folk.
Aucune chanson n'avait de titre sur l'album (untitled #1, untitled #2 ...). Certaines en ont maintenant un.
Musique tranquille, profonde, aérienne ...
La première, je la poste avec une pensée toute particulière, mélange d'émotions, pour Cécile et sa soeur Lucie, et pour Alexandra,
ma soeur.
Ah ... well ... désolée de vous avoir laissés avec ce boucan d'enfer, hum ... on ne peut pas laisser trois ou quatre pauvres petits clips vidéo tous seuls sans qu'ils mettent le bazar,
décidément!
Je voudrais revenir sur cette histoire d'énergie que je mentionnais ici et là dans l'article précédent. Après avoir posté ce billet, je me suis souvenu d'un truc que Fée des Agrumes m'a dit pendant
une conversation téléphonique. Elle disait sentir une "force" en moi, et j'acquiésai car, même si à l'époque je me sentais plutôt faiblarde, pas très sûre de moi voire carrément anxieuse, je sais
que "quelque chose" me tient, quelque chose de solide et d'indestructible, comme une barre de fer souple et chaude des pieds à la tête, comme une pulsation, ou un noyau dur ... Très difficile à
expliquer, vous remarquez ... Eh bien, je trouve que ces musiques
racontent justement ça, à leur manière ; ce sont des musiques très puissantes, avec un flux constant d'énergie, et c'est ce que j'aime en elles, en plus d'être assez "brutes" (au sens de
"primitives"). Elles font deux choses : elles DISENT cette force qui me porte, et elles la NOURRISSENT.
Depuis Lundi (et après avoir écouté plusieurs fois des morceaux comme ceux de cet article), j'ai la pêche. J'ai de l'énergie à revendre, et en classe, ça dépote. Je ne cesse de glousser, j'ai un
sourire-banane dès que l'occasion se présente, je ne les lâche pas d'une semelle, j'invente des trucs en cours de route, des dizaines d'idées m'assaillent. Et sans que ça parte dans tous les sens
(la description ci-dessus pourrait le laisser craindre), on s'amuse.
Le retour est immédiat. Des élèves qui sourient pendant une explication de grammaire sur le présent simple ; d'autres qui viennent me voir en fin d'heure pour me dire combien ils sont contents
d'avoir une prof qui s'amuse dans son métier et les amuse du même coup en apprenant; des élèves qui se laissent aller à des jeux de mots ou de la fantaisie pendant le cours ...
C'est chiant ... C'est pas racontable du tout, en fait! Un jour, il faudrait que l'on se fasse filmer pendant que j'explique le présent simple, la prononciation de la terminaison en -ed du prétérit
(séance d'abdominaux), que je donne des astuces de traduction ... Je fonctionne beaucoup avec le visuel et le corps.
Bon, je vais essayer.
Par exemple, pour expliquer que le présent simple (par opposition au présent en BE+V-ing) s'utilise pour parler de "généralités", de choses qui se vérifient, se voient, se vivent dans un temps
étiré et indéterminé, j'écarte les bras pour figurer la ligne du temps. Mon bras droit figure le passé, ma tronche représente le présent immédiat, et mon bras gauche le futur. J'explique que le
verbe LOVE ne peut s'utiliser qu'au présent simple (à de rares exceptions près) parce que je LOVE le chocolat depuis qu'on nous a présentés (je remue la main droite et rajoute à voix basse : "Le
coup de foudre!!"), que c'est toujours vrai au moment où je parle, là ... (et je mets la tranche de ma main devant la bouche en parlant), et que ce sera vrai encore longtemps (je remue les doigts
de la main gauche en expliquant que seule une crise de foie aiguë pourrait mettre un terme à cette passion). Puis j'effectue un mouvement de balancier avec les deux bras pour montrer que ce
"présent" est très "large". Je refais la zouave avec des exemples comme "Le soleil se lève à l'Est", "Les Français mangent des cuisses de grenouilles", "En période scolaire, je me lève à 6h30 tous
les matins" etc ... Ma ligne du temps va ainsi de quelques mois à plusieurs milliards d'années (mais je n'ai pas le bras long pour autant)
Par exemple, pour qu'ils se souviennent de répondre correctement aux "Yes-No questions" (les anglophones ne se contentent pas de dire "Yes" ou "No", ils reprennent le sujet et l'auxiliaire,
galère), j'écarte (encore) les bras (c'est plus pratique que les jambes, là ...). Tout en prononçant un beau "Has your mother got blue eyes?", ma main
droite en l'air effectue des rotations comme si je tenais un objet rond. Et tandis que je donne la réponse : "Yes, she has", ma main gauche fait mine de
"piquer" le "has" et de le ramener à gauche, en l'air. Et je conclue avec les deux mains arrondies en l'air en répétant : "Has / has". Et je continue avec des "Can" et des "Do" et des "Will"
...
Par exemple, pour qu'ils mémorisent le mot "spring" (printemps / mot anglais qu'ils ont tendance à oublier le plus dans les 4 saisons), je leur raconte que ce mot a différentes significations. En
tant que verbe, il veut dire "sauter, jaillir" et j'illustre avec un sonore "zboiiing" tout en sautillant dans la classe. En tant que nom, il peut vouloir dire "source" (zboiing et petits
sautillements), mais aussi "ressort de matelas" (zboiing et petits sauts de la main). Puis je leur demande pourquoi il s'utilise pour désigner le printemps. Hey ... ça ne prend pas trois dizièmes
de seconde ; les réponses fusent : les fleurs jaillissent, les arbres se couvrent de vert, on a envie de sauter partout, zboiing, zboiiing, zboiiing!!!
Aujourd'hui, sans démonstrations corporelles particulières, j'ai passé une heure délicieuse avec les 4èPP (càd, dont je suis la Prof Principale). Entre jeux de mots rigolos impliquant les deux
langues, fantaisies vocales d'un élève, réparties cinglantes de ma part, attaques en piqué sur l'auxiliaire DID, début de fou rire suite à une tentative d'humour d'une élève (qui a été la première
à rire de sa blague vaseuse), et un exercice de traduction qui marchait de mieux en mieux, je suis ressortie toute joyeuse et sautillante.
zboiiing zboiiing
Aucune étude scientifique sérieuse n'ayant jamais été menée, et parce que mon manque naturel de confiance en moi me force à la modestie, je ne suis pas en mesure de dire si mes "méthodes"
fonctionnent mieux que d'autres.
A mon avis, non.
En revanche ... je m'amuse quand je travaille, et la plupart des gamins aussi.
Je dis "la plupart", parce que, comme Marc-Olivier Fogiel, "on ne peut pas plaire à tout le monde".
La Femme des Steppes exorcisait auprès de nos oreilles
attentives le bon vieux temps où elle écoutait du hardrock.
J'ai répondu, "désolée, it is not my cup of tea" ... (mais j'adhère tout à fait aux effets collatéraux : obsession pour un chanteur, cris de midinette, aversion profonde pour la pétasse
qui avait décroché le rôle dans le dernier clip de votre groupe favori, et j'en passe et des meilleures).
Du coup, je suis allée fouiner dans ma discothèque, passque je sais bien que j'écoute des trucs bruyants aussi, moi ;) Le groupe le plus récent qui m'ait fait vibrer à ses "stridences",
c'est Bloc Party. Et tout frais sorti de la BO de "Queer as Folk", le groupe Crystal Method. Je ne sais même plus comment "étiqueter" les groupes aujourd'hui. Pour ceux-là, j'aurais envie de dire
"electro lourde". (j'y reviendrai)
Bon, surtout ... je me suis retrouvée toute con devant une sélection de CD que j'écoutais en préparant mon concours pour devenir prof.
J'veux dire ...
Comment dire ...
L'ambiance musicale est déconcertante pour une future "pédagogue" ...
C'est pas du hardrock.
C'était plutôt classé dans le hardcore (dyslexie?), ou la fusion.
On commence avec Fugazi (1992?)
"Public Witness Program" ...
Ce coup de griffe guitare vers 1:00, comme le feulement d'une bête furieuse ... Toute cette énergie ...
On continue avec Urban Dance
Squad
"Brainstorm on the UDS" (1989) Damn! Qu'est-ce que j'adore encore cette chanson! Toujours le même frisson quand la
basse change de direction, comme à 0:54 (et pleins d'autres fois ensuite). Quoi ...
Ce qui est pas mal rassurant, c'est que ce groupe, et cet album datant de 1989 (que j'aime du début à la fin, tiens, d'ailleurs, je peignais en l'écoutant en boucle ...), ne sonne pas du tout daté
... Des précurseurs, ces gars-là (néerlandais, au fait).
Son of Bazerk
"One time for the rebel" (1991)
Hip hop pas "light" du tout. C'est du lourd. D'où les termes "hardcore" ou "fusion" souvent utilisés à cette époque où rap, rock, hard, pop, hip hop se mélangeaient, avec des touches de reggae,
raggamuffin, toussa ... J'adorais le métissage.
Ici, j'aime le côté quasi-tribal et transcendant du morceau.
Et toujours cette énergie dense, aux reflets métalliques, mais chaude et solide ... Si difficile de décrire ce que ces musiques m'ont apporté!
Et pour finir, des Frenchies d'Angers ... Les Thugs!
"And he kept on whistling"
... qui serait une reprise ... mais qui traduit toute leur énergie, et leur style y est (les sifflotis, la basse très présente ..). Et encore, c'est une de leurs chansons les plus lentes!
Impossible de trouver ce que je cherchais ("Why didn't you come for my birthday?") ... m'en fous, j'ai le CD, mais dommage pour vous!
Donc ... bref ... c'est dans cette ambiance que j'ai préparé et réussi le concours pour devenir prof. Et là, je souris tranquillement. Maintenant que j'y réfléchis, je me rends compte que j'ai tout
bêtement une putain d'énergie à revendre et que, en classe ... je crois bien que je suis épuisante!
Et épuisée
Nan mais ... j'écoute pleins d'autres trucs, vous savez. En ce moment, d'ailleurs, j'explore le classique ... Vi, vi
Voilà quelques années, j'avais lu je ne sais où qu'une étude menée très sérieusement par je-ne-sais-qui avait abouti au résultat qui peut paraître loufoque de prime
abord : le dernier Lundi de Janvier est la journée la plus déprimante du monde et de l'année.
Bon, j'aime pas trop Janvier, c'est un fait quasi-avéré après quelques décennies passées sur cette planète. Mais en fait, demain, ça devrait aller plutôt bien pour ma petite pomme d'Api perso.
Le secret, c'est de passer un bon weekend juste avant le dernier Lundi de Janvier. Juste assez pour dire "merde" dans sa tête aux petits tracas demain, s'il y en a!
Donc, voilà, j'ai passé un bon weekend, merci ...
Déjà, ce fut le premier weekend sans visionnage glouton de séries américaines en VO depuis ... hof ... est-il besoin de compter?
Après avoir goulûment regardé les 5 saisons de "Queer as
Folk", et les deux premières saisons de "Six Feet Under",
"Dexter", "Weeds" et "My Name is Earl", je me suis retrouvée sur ... Ah, j'allais dire "le droit chemin", mais ça ne convient pas du tout, car en fait, y'a pas
plus droit que le chemin du canapé à la cuisine (histoire de ne pas se déshydrater pendant le marathon). Non, y'a pas de droit chemin quand on hiberne, en fait.
En vrai?
En vrai ... le facteur n'a pas livré la saison 3 de "Six Feet Under" et de "Dexter"!!!!!
Bon, très bien, vous le prenez comme ça? Etben je vais faire le
ménage, tiens! Etpi je vais corriger mes copies, na! Et pi je vais lire la presse, na
na nère! Et pi je vais me promener, bisque bisque rage!
Et
pi *bip*, et *bip* et *bip bip*
Gnark gnark.
Si le facteur il croit qu'il m'a eue ... rien à fiche!!
Et je vous ai ramené deux trois petites perles de ma plongée en apnée dans "Courrier International" (j'adore lire ce canard, je le lisais de temps en temps, et maintenant c'est tous les
Samedis)
Rien que pour vous.
* TV cherche futur cadavre
Les momies vous fascinent? Vous rêvez d'être embaumé? La chaîne britannique Channel 4 recherche un malade en phase terminale disposé à se faire momifier devant les caméras selon les procédés
utilisés dans l'Egypte ancienne. (Je crois vraiment que je préfère "Six Feet Under" ...)
* Les limites de l'agriculture biologique
Arf, ça pourrait me mettre un vilain coup au moral, mais voici l'accroche de l'article : Si l'on veut nourrir le monde avec des produits bio, il faudra soit accélérer la déforestation, soit renoncer à la consommation de viande.
Voilà, ça va faire plaisir à certains blogamis, et pi un peu à moi aussi, que je suis devenue végétarienne à temps partiel, c'est-à-dire très consciente qu'on mange trop de viande, et souvent issue
d'élevages à l'impact écologique non négligeable.
* Grosse frayeur chez Weight
Watchers
Le plancher d'un centre d'amaigrissement suédois s'est effondré sous un groupe de vingt personnes. [...] La première frayeur passée, les participants ont récupéré leurs balances et se sont pesés
dans un couloir. La clinique Weight Watchers ne déplore aucun blessé. (moi j'aurais écrit, "... ne déplore aucune perte").
Bon ben voilà, moi je me sens toute légère, prête à affronter le vilain petit Lundi.
Quand le dossier du Centre International des Etudes Pédagogiques, en partenariat avec le Ministère de l'Education Nationale, demande de remplir quatre pages + une lettre de motivation + avis du
chef d'établissement, de l'inspecteur, du recteur et de la Daric, la Commission Franco-Américaine, en partenariat avec la Fulbright Commission, elle, vous demande ...
- un dossier avec les pages A1 à A7, S1 et S2 et R1 à R8
Il faut renvoyer par courrier électronique les pages A et S non manuscrites siouplaît, où vous avez répété 4 à 5 fois votre nom, votre adresse, votre email, celui du collège, l'identité du chef
d'établissement, vos diplômes, et résumé vos motivations en 50 mots.
Il faut renvoyer l'ensemble des pages par courrier postal, toujours non manuscrites siouplaît + une lettre de motivation en anglais. Les pages R sont les "références". Alors déjà, il y a
l'attestation par mon chef que je travaille bien ici, que je m'appelle comme ça, que je fais X heures et ... que je gagne tant par mois (comprends pas ... enfin, si, je comprends je crois).
Ensuite, mon chef fait une autre référence de 3 pages. Ensuite, deux autres personnes remplissent une "lettre" de référence, à l'ordinateur siouplaît.
Après, faut imprimer tout ça, le faire signer en vrai, quand même et c'est là que ça devient "drôle". Chaque référent doit glisser son papier dans une enveloppe qu'il scelle, signe en travers de la
languette de fermeture, et libelle de l'autre côté. Pour prouver que je les ai pas influencés, je suppose?
Bon, allez, je vais pas faire ma bégueule, c'est pour une bonne cause ...
Ah oui, mais y'a le dossier électronique de base. On le télécharge, et on l'ouvre sur son ordi. Je n'ai pas fait attention au format de base, mais je l'ai donc ouvert sur Word 2007. J'ai rempli et
enregistré, balancé le tout sur ma clé USB.
Hic!
Au collège, seuls quelques ordinateurs acceptent encore le format word (on travaille en OpenOffice).
Première ouverture du doc au CDI, je fais pas attention, fonce à la page de référence pour que Bidule la remplisse. J'enregistre. (c'était un format Word 98).
Deuxième ouverture dans le bureau de la Principale. On enregistre. (Aucune idée du format).
Troisième ouverture en salle des profs, puis j'enregistre. (c'était du OpenOffice)
Quatrième ouverture de retour chez moi : 27 pages vierges!!!!!!!!!!!!!
J'ai réussi à récupérer pas mal de choses en le rouvrant en OpenOffice, mais quelle merdouille : les lignes se chevauchaient, des mots s'étaient collés, plus de ponctuation.
J'y ai passé la soirée, à le refaire (y compris à taper toutes les références, hein)...
Le lendemain, je raconte mes mésaventures, comme d'hab. Une collègue me réplique que sa cousine, enceinte de 5 mois et partie rejoindre son mari en Alaska pour 15 jours, a été renvoyée en France
depuis Seattle. Motif : aurait pu donner naissance à son enfant sur le sol américain. Pendant ce temps, un terroriste nigérian franchissait toutes les barrières (et se crâmait la zigounette,
heureusement).
Les Français sont champions de la paperasserie.
Les Américains aussi.
C'est bon, hein. Je gueule pas comme un putois, je comprends l'essentiel des demandes. Mais quelle galère!
Et je n'ai toujours pas décidé si je le postais, ce dossier. Je veux encore réfléchir (bon ... c'est presque fait, hein ...).
Mais si jamais, des fois, je ne l'envoyais pas ... je me suis fait environ une demi-douzaine d'ennemis au collège ...
Ce n'est pas parce que j'avais disparu du Rezo Mondial que Bridget s'était endormie, ou calmée, pour autant.
Hééée non!
Par exemple, Bridget a découvert l'autre jour qu'elle n'a vraiment que de la marmelade dans la tête. S'inquiétant de savoir si son lecteur de DVD accepterait de lire un DVD importé des Etats-Unis,
elle se rendit compte qu'elle avait gardé le mode d'emploi de son ancien lecteur ... et donc probablement jeté le mode d'emploi du nouveau. Et qu'il en était de même pour le poste de télé!
Conversation avec son frère Brian le 24 Décembre (sachant que son frère Brian était bien au courant du pourquoi du comment du parce que de sa récente addiction à la série "Queer as Folk" pour en
avoir déjà discuté longuement au téléphone quelques semaines auparavant)
Brian : Et tu as vu la série britannique originale?
Bridget : Non.
Brian : Et tu n'as pas envie de savoir à quoi ça ressemble?
Bridget : Non, pas vraiment. Je crois que je m'ennuierais, et puis il n'y a qu'une quinzaine d'épisodes.
Brian : Ah ouais?
Le soir-même, Bridget ouvre ses cadeaux, et remercie Brian avec un sourire gêné pour lui avoir offert l'intégrale de "Queer as Folk" version britannique....
(NB : Bridget a quand même réussi à rendre Brian accro à la version américaine, hé hé)
Bridget s'est commandé un film indépendant américain qui n'est distribué qu'en Amérique du Nord. Au bout d'une semaine, elle vérifie l'avancement de sa commande, et n'en voit aucune trace sur le
site. Elle repasse la commande ... et va se retrouver avec deux exemplaires dudit film ...! Parce qu'elle l'avait commandé sur un site britannique et a vérifié sur le site homologue français
...
Le 20 Décembre, Bridget s'apprête à faire un grand ménage dans sa maison avant de remonter sur Paris. Elle commence par ouvrir grand le robinet, qui lui sort péniblement trois gouttes puis
s'arrête. Elle vérifie partout ... Plus d'eau! Dehors, elle croise sa voisine, qui n'a pas d'eau non plus, et conclue à une panne de quartier. Elle essaye d'appeler la société gérante, le numéro
d'urgence ne répond pas. Elle appelle les pompiers, pour information; se lave avec une bouteille de Salvetat, et part acheter quelque chose comme 50 litres d'eau minérale au supermarché. A son
retour, elle parle avec d'autres voisins, qui ont de l'eau, eux! Elle apprend qu'il a fait -7° la nuit dernière.
OK ... le compteur d'eau, et seulement le sien, a gelé ... Et celui de la voisine. Caractéristiques de ces deux compteurs?
Ils ne sont pas franchement bien protégés, et Bridget n'en avait jamais eu cure.
L'eau est revenue vers 15h, et Bridget a sacrifié trois torchons pour envelopper le compteur.
Et a toujours 50 litres d'eau minérale à consommer (il suffit d'un rien pour décourager Bridget dans ses tâches ménagères ...).
Croyez-vous que Bridget soit du genre à apprendre de ses erreurs passées?? Elle a mis une bouteille de champagne au congèle et l'a oubliée. Mais s'en est souvenu avant qu'elle n'explose. Le
spectacle à l'ouverture de la bouteille fut très distrayant : les bulles du champagne sortaient comme du dentifrice d'un tube ... et s'écrasaient mollement dans l'évier, tandis que Bridget versait
une larme sur ces délices disparus ...
L'autre jour, Bridget a mis un pantacourt avec des jolies bottes sans se rendre compte qu'un cm de peau de ses jambes était visible de part et d'autre (jambe droite et jambe gauche, veuillè-je
dire). Et comme Bridget fait l'ourse en hiver et ne s'épile pas tous les matins ...
Le 1er Janvier, Bridget reçoit un message de voeux sur son portable, d'un numéro qu'elle n'identifie pas. Elle rédige une réponse courtoise mais le téléphone refuse de l'envoyer. Bridget s'énerve,
efface frénétiquement son message et bloque la carte SIM. Elle démonte son téléphone, ô miracle, débloque la carte SIM, mais n'a jamais réussi à remonter l'engin. (Cela dit, Bridget s'en fout, elle
a appris qu'elle avait 2600 points fidélité et qu'elle pouvait se payer le dernier cri pour des cacahuètes).
Bridget a téléchargé un logiciel qui permet de télécharger des vidéos sur son ordi. Elle a constitué une petite bibliothèque de vidéos à utiliser en classe, mais n'a jamais réussi à les ouvrir ou
les lire. Brian a tout viré en disant que c'était de la m***, sans lui télécharger pour autant un autre logiciel dont il dit le plus grand bien.
Bridget est en train de monter un dossier de candidature pour un échange de poste de prof avec les Etats-Unis. Bridget est assez forte pour monter des dossiers et rédiger des lettres de motivation,
mais Bridget galère pour le dossier américain. Son dictionnaire est presque en pièces détachées à force de le feuilleter fébrilement ... et Bridget se demande comment elle peut encore prétendre
enseigner l'anglais quand il lui faut des heures pour rédiger une lettre, si mauvaise la lettre qu'on croirait qu'elle a été "googlée" dans un mauvais traducteur... (Joye, au secours!!!)
Hey! Vous en avez pris, vous, des bonnes résolutions?
Moi ... pas ... J'attends Février en fait, ça me paraît beaucoup plus raisonnable.
Déjà, c'est quoi une bonne résolution, quand on y réfléchit?
Très souvent, le plus souvent, ... presque tout le temps, c'est l'idée de se débarrasser d'une (ou plusieurs) mauvaise(s) habitude(s) (ou que l'on voit comme telles).
Donc, ça veut dire, quand même, se mettre la pression.
Vous, je sais pas, mais moi, se mettre la pression le 1er Janvier, pendant que le foie bavouse et hahanne, c'est trop dur!
Le 2 Janvier? Attendez, soyons sérieux, c'est le jour où on "convalesce" de la digestion difficile.
Le 3? Ho, hé ... on reprend le boulot, il pleut, il fait froid, il fait nuit, on ne sait pas trop si on a faim ou soif ou pas ou quoi ... Les allumés de la décoration électrique de Noël de mon quartier ont rangé leurs joujoux
... Mince, passer de Disneyland à Morne Plaine en 24 heures, ça file un coup. Est-ce vraiment le moment de s'imposer 30 minutes d'abdominaux, 30 minutes de vélo sans roues, sans cigarette et avec
bouillon de légumes?
Non ...
Nan, je ne "symboliserai" pas le Nouvel An par un renouveau illusoire. Et puis, si je devais symboliser mon année 2010 à l'image de ce que j'ai pensé, imaginé, décidé, vécu cette nuit-là, je serais
mal barrée : la PIRE migraine de toute ma vie, té
:(
M'en fous .. ça m'a fait plus de champagne les jours suivants!
:)
Bon, là, je suis en train de constituer des dossiers de candidature divers et variés pour me balader, voire travailler à l'étranger. C'est comme d'habitude,
à l'arrache ...
Alors je passais comme une petite bulle vous dire quand même que vous êtes dans mon coeur, tous, de loin, de près, en molécules ou en pixels,
D'abord, je n'ai pas assez de temps pour m'occuper du blog correctement, alors je
préfère ne rien faire du tout.
Ma connection internet, en plus, elle rame pas mal (pour les rares fois où j'y
suis). Je va ramener l'ordi à Super Frangin demain pour qu'il opère quelques réparations et surtout un méga nettoyage du disque dur, que je crois que y'a pleins de merdouilles
là-dedans.
Voui, donc, je pars dans ma famille pour les fêtes. Va y avoir tout pleins
de bulles de champagne, et une dégustation de vins, aussi. Bref ... Serai-je en état de pondre un petit article de vacances? Hum ....
Le trimestre s'est fini assez paisiblement, même si on est toujours sur les rotules à cette
période de l'année.
Voyez, j'aurais tout pleins de choses à vous dire, mais z'ai plus le temps, je dois
amener Kangoo chez le docteur et aller faire un petit Christmas shopping avec une copine, pi après y'a du ménage (vous l'aviez deviné, non?) pi après je fais mes valises (les 8 heures de route me
fatiguent déjà, té!).
Je reviens vous voir pendant la semaine, je serai plus tranquille une fois dans ma famille
(normalement, mais comme y sont un peu dingos aussi ..., rien n'est moins sûr ...)
Jevoussouhaite, bien sûr, de trèsdoucesetjoyeusesfêtes deNoël
et
vous laisse avec un sourire grand comme ça, des poutous en veux-tu en voilà, et un peu
de musique douce et sensuelle.
Une série de migraines m'a, comme d'habitude, tenue éloignée de l'ordi.
Pi j'ai enchaîné avec quelques projets de cours bien fun pour mes classes de 4è.
Pi, là, c'est l'heure des bulletins et des conseils de classe.
Pi j'ai eu un des nombreux virus qui traînent dans le collège en ce moment (150 élèves absents la semaine dernière, sur 850 élèves, pas mal!! Dont une quarantaine de cas de grippe A, B ou C) qui
m'a pourri le weekend dernier.
Et pi voilà ...
C'est un peu les vacances de blog, et ça me fait du bien, figurez-vous. Comme une ou deux fois l'an, en fait ...
Of ... c'est pour tomber dans une autre addiction, de toute façon. Je suis à fond sur les 5 saisons de "Queer as folk", même que je note tout le vocabulaire nouveau / oublié et que j'apprends
pleins de trucs, c'est chouette! A part "Twin Peaks", j'ai rarement été aussi accro à une série télé, tiens ...
Et sinon, devinez quoi ... le ménage est tout à refaire ... déjà ...
Quoi ... ma vie est tout à fait fascinante!
Promis, je reviens vous voir dès que possible.
BiIIIiiiIIiiIizzzZZzZZZzzzes and smack and hug and all!
Bon, tout va bien ... juste besoin de déconnecter un tout piti peu, et de reconnecter avec le balai (merde, comment ça marche?), l'aspirateur (ça se branche, ce
machin?) et l'éponge (pourquoi c'est tout sec?), et avec le stylo à corriger (qui n'est surtout pas rouge chez moi ; bleu, rose, violet, orange ... oui, mais pas rouge), et avec le chien chien à sa
mémère qui me fait des crises de rebellion, et alors ... surtout ... avec le DODO!!!
Mazette, je n'avais pas eu une telle dette de sommeil depuis ... pfffiou! Une sacrée lurette!
Déjà, mes soirées CSS pendant les vacances m'avaient toute décalée. Depuis, je n'ai rien trouvé de mieux que de faire des parties de poker Texas Hold'em en bonne compagnie jusqu'à des 4 ou 5 h du
matin, de regarder la saison 2 de "Queer as Folk" de A à Z en à peu près 24 heures (c'est ultra addictif, cette série), de jouer à un jeu "online" (euh ... ultra addictif zaussi, lui, purée ...) et
de me taper une petite série de migraines qui m'a laissée fort comateuse.
Bah ... une routine comme une autre, hin ...
Me restent quelques heures à rattraper.
Quelques copies à corriger.
Un peu de nouvelle musique à écouter.
Il fait nuit tôt!! C'est venu comme ça ... d'un coup ... paf dans la figure, il fait nuit et froid!
Bbrrrbrbb ...
Gggrggrggrgr ...
Dites ... il s'est passé quelque chose en France et dans le monde ces derniers jours?
* "Les devoirs, c'est pour quand?" - "Pour le 25 Décembre ..."
*****
* "J'ai plus de place, je tourne la feuille?" -
"Non, pas l'temps, tu écris sur la table."
*****
* "En Anglais?" - "M'enfin ... non!
En russe!"
*****
* "Wow, ça m'casse les couilles, ce réglement de merde!"
"P'tain, vous m'cassez les couilles avec ça!"
"Ouais, ça m'casse les couilles, votre truc!"
"C'est casse-couilles!" -
"Euh, dis-moi, Fernand, il t'en reste? Nan mais, je ne voudrais pas être responsable d'un éventuel problème médical, genre stérilité ou impuissance, ... un jour ... ça m'embêterait."
"Vous voulez voir?" - "Je t'en prie, je serais rassurée ..."
*****
* "I brown eyes." -
"Moi Tarzan, toi Jane."
*****
* "I am a cat." -
"Mince, j'avais rien vu, didon!"
*****
* "I like horse-reading." -
"Tu vas faire fortune!"
*****
* "Je comprends pas .. mais si on met le mot dans l'autre sens, ça fait
comme à la télé, c'est ... parce que là, vous avez dit ... euh ... eh bien, le sujet, là ... il se conjugue comme "can" mais lui on lui fait rien alors pourquoi l'adjectif il bouge?"
...
"Je comprends ta détresse."
*****
* "Capitale de l'Angleterre?"
- "New York!"
"Citez-moi des villes américaines." - "La Californie!" / "Londres!" / "Florida!"
*****
* "Madame, le punissez pas, c'est moi qui parlais."
- "Tu parles toute seule? Tu devrais consulter ..."
*****
* "What colour is your car?"
- "She is blue."
...
"Ah ... mais c'est elle que j'ai croisée au Super U dans le rayon fromages l'autre jour!!"
*****
* (au tableau) "J'écris là?" - "Non, parterre."
Bon, vous l'aurez compris, ce ne sont que des flash, des instantanés très brefs, où mes réponses peuvent paraître lapidaires, voire méchantes, sans appel ...
Parfois - rarement - mes remarques restent in petto. Dans les milliers d'autres minutes que nous passons ensemble, les élèves captent vite que ce qui m'anime est bien loin
d'une quelconque méchanceté. Ils savent, vite, ma bienveillance, mon désir d'éviter l'ennui à tous (moi y compris ... et surtout!), mon acharnement à les faire progresser quelque soit le point de
départ.
écrire, lire, rêver, dessiner, planter des fraises et des petits pois, enseigner, écouter de la musique, observer les fourmis, chanter, casser des trucs; des fois faire le ménage et payer les factures
* Arrêt sur
images, le site de feue l'excellente émission de décryptage de l'actualité et des médias (une partie gratuite, une partie payante)
* unCLIC, gratuit, pour aider les animaux abandonnés * d'où viennent vos
oeufs? Clic!
* le site de Colibris, mouvement pour la Terre
et l'Humanisme
*signez la demande
de moratoire sur les "bio" / agro-carburants
vos traces de pas